Homologation du listener
Le listener (NelfeMemoryListener) est le composant fermé qui mesure le score en
mémoire. Sa crédibilité ne vient pas de son code (secret), mais de son homologation
- comme le firmware fermé d'un instrument de mesure (analogie technique, pas une
revendication réglementaire).
Vocabulaire (précis)
- Homologué NelfePlay : chaque build officiel est signé et attesté par l'éditeur.
- Audité : dit uniquement quand un audit externe indépendant a réellement eu lieu.
- Certifié : réservé à un vrai programme de certification formalisé (organisme accrédité). Nous ne l'employons pas tant qu'un tel programme n'existe pas.
Fiche publique d'un build
Chaque version du listener publie :
{
"listener_build": "4.2.0",
"sha256": "…", // empreinte publique du binaire
"publisher_signature": "…", // signé par l'éditeur
"released_at": "…",
"supported_protocol": 1,
"homologation_suite": "listener-tests-2026.1",
"audit_report": "…", // si un audit a eu lieu
"status": "authorized" // authorized | revoked
}
allowed_listener_sha256).
Le passeport porte le hash du listener avant / chargé / après - mesuré
indépendamment par le composant ouvert (pas par le listener lui-même, pour éviter
l'auto-attestation).
Homologation à la publication
Une fiche de build ne sert à rien tant que la plateforme ne la connaît pas. Tant que l'homologation était un geste manuel, chaque nouvelle version du listener invalidait la flotte jusqu'à ce que quelqu'un pense à l'enregistrer : les bornes à jour se voyaient refuser leurs scores pour cause de build inconnu, ce qui est exactement l'inverse de l'effet recherché.
Le manifeste est donc publié avec le binaire, signé, et la plateforme va le lire :
{
"built_at": "2026-09-05T21:13:53Z",
"sha256": "1bd08a9d5d9aaac16692eab6f52278b3f072a143c20436271883d28025034e75",
"signature": "MEUCIQD5QTn8FMBbiLBZKXLL9P_-1_f6cQAtiLFv9vphxYmqtQIgGdTPvOkMoF5EbwCiSCsBNu_IMJY94d6vGr_Fl60WPRI",
"subject": "CN=nelfeTech",
"version": "0.334.0.0"
}
La signature est une ECDSA P-256 / SHA-256 sur le corps canonicalisé (RFC 8785), transportée en base64url. La plateforme la vérifie contre une clé publique épinglée dans son code, jamais contre une clé fournie par le manifeste : sans cet ancrage, n'importe qui publiant un fichier au bon format ferait homologuer son propre binaire.
Trois propriétés de ce choix méritent d'être dites :
- Le manifeste est tiré, pas poussé. La plateforme relève une URL publique à intervalle régulier. Quiconque peut lire le même fichier et refaire la même vérification, ce qui rend l'homologation observable de l'extérieur.
- Un build ne disparaît jamais tout seul. L'automatisation ajoute, elle ne retire pas.
- La révocation reste un acte délibéré (voir plus bas), et elle prime sur la publication : un build retiré ne se ré-homologue pas parce qu'il est encore en ligne.
Le fichier étant l'ancre de toute la flotte, il doit être produit par la chaîne de signature elle-même, jamais écrit à la main : un manifeste qui annoncerait une version sans correspondre au binaire signé homologuerait une empreinte inexistante, et toutes les bornes à jour tomberaient d'un coup.
Suite d'homologation (boîte noire, publique)
On peut prouver le comportement sans révéler l'algorithme :
ROM X + scénario Y → le score affiché à l'écran est 12 500 → le listener officiel doit produire 12 500.
Les résultats de ces tests sont publics ; l'adresse mémoire et la manière de la lire ne le sont pas.
Révocation
Une faille dans un build ? On révoque ce build pour les nouvelles parties (statut
revoked) sans rendre les anciens scores incompréhensibles : ils restent vérifiables
avec le profil et le build historiques.
Pour crédibiliser le composant fermé
Vers une reconnaissance large : binaire signé, SHA-256 public par build, audit externe sous NDA avec rapport public sans code, SBOM publique, séquestre éventuel du source, tests comportementaux publics, politique de révocation, historique des versions, programme de signalement de vulnérabilités.
La limite, encore
Aucun de ces éléments ne prouve mathématiquement que le listener a lu la bonne adresse. Ils établissent qu'un build homologué, non modifié, était lié au bon processus et que les règles publiques ont été appliquées. La confiance dans la mesure repose sur l'homologation - et c'est une base défendable, la même que celle des instruments de mesure du monde réel.